Avant l’essor du ecommerce il y a 10 ans,
il n’y avait pas tellement de manières différentes pour exporter ses produits dans un pays.

Il fallait commencer par des déplacements dans le pays, des rencontres avec différents experts du tissu économique local comme ceux de la chambre de commerce française et d’Ubifrance. Le plus souvent ces derniers proposaient de réaliser une étude de marché.

Puis, si l’étude de marché était prometteuse, un plan de contacts était bâti afin de rencontrer les partenaires éventuels, importateurs/distributeurs, cabinets d’avocats pour dépôt de marques ou en vue de la création d’une structure juridique.

Après avoir identifié de premiers partenaires importateurs, on passait à l’étape d’envoi des échantillons.

Pour les biens de consommation les partenaires étaient soit directement des chaines de magasins, soit le plus souvent des intermédiaires travaillant en collaboration avec des chaines de magasin ; des grossistes, des importateurs, …

Finalement une année d’investissement en déplacements, en frais d’avocats, en envoi d’échantillon était nécessaire a minima avant de commencer à commercialiser quoi que ce soit, sans mentionner les désagréments de partenaires malhonnêtes pas si rares susceptible de retarder l’entrée sur le marché d’une année ou deux supplémentaires.

La connaissance d’un marché aussi complexe que le marché chinois requiert la mobilisation de ressources quasiment à plein temps pendant un an a minima afin de rassembler les informations préalables sur le marché, lancer une étude, analyser ses résultats, rencontrer les acheteurs des différents réseaux de vente, étudier les propositions commerciales qui cumuleront exigences de baisse de prix, souhait d’obtenir des remises commerciales, une exclusivité, des échantillons quelquefois en quantités extravagantes. Une fois le partenariat amorcé, il faut suivre les performances du partenaire…

De longues démarches d’homologation des produits

Parmi les missions du partenaire figure parfois en Chine la prise en charge de l’enregistrement des produits auprès des autorités de contrôle sanitaire locale qui attribueront le sésame c’est-à-dire le certificat d’enregistrement de la marque et des produits. Cette procédure est longue et couteuse surtout en Chine où plusieurs bureaux intermédiaires interviennent sans que l’on sache vraiment comment avance le processus. Il est d’ailleurs recommandé de trouver une agence spécialisée dans les enregistrements qui est une prestation que peu d’importateurs maitrisent. Le délai minimum standard d’enregistrement d’un produit en Chine est de 12 mois. Le problème est que l’enregistrement n’est valable qu’un an et qu’il correspond à un produit et son contenant. Donc un même produit vendu par exemple en 100 ml et 200 ml nécessite deux enregistrements différents.

Toutes ces étapes restent en vigueur aujourd’hui pour exporter ses produits en B2B y compris en B2B2C, c’est-à-dire en vendant ses produits à importateurs de droit chinois qui les commercialisera par le web en Chine.

Heureusement la Chine a créé depuis le 01/09/2010 un cadre légal qui offre un raccourci pour l’exportation de biens de consommation en B2C. La réglementation crossborder e-commerce qui a été amendée le 31/08/2018 permet une mise à la consommation en quelques semaines à condition de vendre ses produits via des sites marchands chinois en passant soit par des entrepôts en zone franche soit en expédiant les colis du dehors de la Chine jusqu’au consommateur chinois.

Ce canal d’exportation en Chine reste très attractif car il dispense de l’obligation d’enregistrer sa marque et ses produits auprès des autorités de contrôle même si dans le cas de la vente à partir d’entrepôt sous douane chinois, les produits doivent satisfaire à une « positive list », c’est-à-dire à une liste de catégories de produits autorisés.

La Boutique France offre les deux canaux d’exportation en crossborder : l’envoi direct en postal ou express jusqu’au consommateur final, la vente à partir de zone franche.

Passer par La Boutique France est une excellente manière de tester l’appétence d’un marché à ses produits, puis cette expérience vous permettra d’aborder la vente dans les réseaux physiques avec un rapport de force plus favorable grâce aux succès de vos ventes en ligne.