« La canette fait découvrir le vin aux Chinois »

Cédric Segal,
Président, Winestar

Pouvez-vous nous présenter Winestar ?
L’entreprise est née en 2013, d’une idée rendue possible par un progrès technique : proposer à la vente du vin français premium en canette.

Expliquez-nous par quel procédé ce vin peut se conserver dans une canette sans se dégrader ?
Tout d’abord, l’intérieur de la canette est revêtu pour empêcher tout contact avec le métal. Ensuite, nous utilisons un procédé de remplissage à l’azote, qui évacue l’air, permettant ainsi la conservation du vin dans le temps.

L’entreprise a-t-elle une expérience de l’export ?
Oui, nous avons très vite vendu nos vins en canette aux Etats-Unis, en Europe du Nord, au Japon, en Corée du Sud… La qualité du vin et son format pratique en canette lui ont permis de rencontrer le succès. Nous n’avons pour l’instant rencontré qu’un seul concurrent faisant du vin en canette, présent aux USA et en Australie uniquement.

Et comment s’est passée votre entrée sur le marché chinois ?
Au départ nous avons commencé à vendre via un importateur de conteneurs. C’est plus récemment, après avoir lu une de ses publications sur un réseau social, que nous avons découvert La Boutique France et pris contact.

Comment cela s’est-il concrétisé ?
Nous avons été intéressés par les avantages du système e-commerce proposé par La Boutique France : cette idée de vendre directement aux consommateurs chinois et non plus à des intermédiaires, et puis d’échapper aux difficultés et lourdeurs du système des licences.

Pouvez-vous faire un premier bilan de cette expérience nouvelle pour vous ?
Il est trop tôt pour faire une estimation chiffrée. Mais tout s’est bien mis en place et nous sommes plutôt optimistes. Nous connaissons nos atouts : les Chinois apprécient le vin français, le nôtre est de qualité, le format canette est pratique et ne leur pose aucun problème. Enfin, en faisant des quantités importantes, nous pouvons nous aligner au même tarif que les vins en bouteille.

Avez-vous eu des surprises, bonnes ou mauvaises ?
Pas vraiment, puisque nous vendions déjà au Japon, en Corée du Sud et même en Chine. Aujourd’hui, la seule différence, c’est que nous devons mettre une étiquette avec notre adresse en chinois sur les colis que nous expédions*. C’est assez inhabituel mais cela rassure les Chinois paraît-il.

Quels projets faites-vous pour les mois à venir ?
Notre gamme va s’élargir. Actuellement, nous exportons en Chine des AOC Corbières et Bordeaux. D’autres appellations vont s’y ajouter. Nous allons aussi vendre des packs découvertes avec plusieurs appellations.

*NDLR : Les étiquettes d’expédition sont éditées par Colissimo.

2018-07-16T13:36:28+00:00 05/07/2018|